La Marquise

Installée depuis plus d’un siècle rue Saint Jean, la pâtisserie « A LA MARQUISE » séduit chaque jour de nombreux gourmands.

En plein cœur du VIEUX LYON, ce lieu chargé d’histoire est déjà en 1891 la pâtisserie LAVERRIERE

tlchargement_2 Au 37 de la rue Saint Jean, se sont succédés après Laverrière Jean Baptiste, Laverrière Jean, Deriol Jules, Chouvin Charles, Poncet rené, Collet Timothée, Marneur Thierry

La maison,classée aux Monuments Historiques depuis 1943, est inoccupée depuis 1987 (sauf la pâtisserie au rez-de-chaussée)

Un peu d’Histoire…

À la Marquise Lyon – Maison du Chamarier

Les sondages réalisés par les archéologues attestent une pérennité de l’occupation des lieux depuis le IVe siècle. Dès la fin de l’époque antique, le quartier Saint-Jean devient le pôle d’intense activité religieuse.

Encadrée par le groupe épiscopal à l’Est et par la rue Saint Jean à l’Ouest, cette maison est l’une des rares maisons canoniales, pour ne pas dire la seule, encore conservée en élévation et peu perturbée par les aménagements postérieurs à la vente des Biens Nationaux.

C’est le Chanoine-Comte François d’Estaing, Chamarier de 1496 à 1529, qui donnera à cette maison l’essentiel de son aspect. Il entreprend probablement la construction des trois corps de logis, qui constituent un ensemble cohérent, et semblent dater de la même époque.

Ses successeurs vont à leur tour apposer leurs marques. C’est sans doute l’un d’entre eux qui a commandé à Philibert Delorme, autour de 1530-1540, le très beau puits et la fontaine qui, après avoir été entreposés au Musée Gadagne, ont retrouvé leur place dans la cour intérieure de la Maison du Chamarier.

Au XVIIe siècle d’importants travaux sont effectués avec notamment la création d’ouvertures sur la rue de la Bombarde et peut-être le percement de la fenêtre sur la façade du bâtiment sur rue, à mi-étage entre le rez de chaussée et le premier étage.

C’est également fin XVIIe, début XVIIIe siècle que la cuisine est transférée du rez-de-chaussée du bâtiment central au premier étage du bâtiment arrière. L’ancienne cuisine devenant le bûcher, accentuant la fonction de stockage des rez-de-chaussée des trois corps de logis.

La Maison est transformée en logements populaires par la Révolution Française et l’on trouve trace de pâtissiers au 37 rue Saint Jean dès 1891 avec la pâtisserie Laverrière

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Classée parmi les Monuments Historiques en 1943, la maison a été libérée de ses occupants en 1987, à

l’exception du pâtissier.

La Maison du Chamarier

A gauche de la Porte Froc est la maison (37 rue Saint Jean) du Chamarier,
dignitaire chargé de la garde et des clefs du cloître.
Bâtie en 1516 par le doyen Antoine d’Estaing,
qui a fait sculpter les armes sur la façade et la clefs de voûte du premier étage, c’est l’une de nos plus charmantes construction de la Renaissance.
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Passez un moment dans la cour, imprégnez-vous de cette beauté.Imaginez-vous au 17e siècle, quand Madame de Sévigné venait là.
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La Marquise de Sévigné (1626-1696) séjourne dans la Maison du Chamarier en 1672 et 1673
Le Chamarier de l’époque, beau-frère de son gendre le Comte de Grignan, l’accueille pour une halte lorsqu’elle se rend au château de Grignan pour voir sa fille

Un peu d’Histoire…

À la Marquise Lyon – Maison du Chamarier

Les sondages réalisés par les archéologues attestent une pérennité de l’occupation des lieux depuis le IVe siècle. Dès la fin de l’époque antique, le quartier Saint-Jean devient le pôle d’intense activité religieuse.

A partir de la Fin du VIIIe siècle il se transforme en Chapitre en adoptant une règle. Ce chapitre va progressivement s’émanciper et se dissocier matériellement de l’Archevêché. Les Chanoines de la Cathédrale Saint-Jean (en général au nombre de trente-deux), devaient tous prouver qu’ils étaient d’ascendance noble depuis quatre générations.

Ils ont vécu pendant six siècles de 1190 à 1790 à l’intérieur de l’enceinte canoniale construite au XIIe siècle. A l’intérieur de ce quadrilatère d’environ trois hectares, ils étaient entourés de trois cents collaborateurs.

Dès le XIIIe siècle, le Chapitre exerce une autorité sur un patrimoine foncier indépendant de l’Archevêché.

Dans l’enceinte canoniale, il exerce la justice, il détermine les normes de la vie canoniale. Il exerce également sa puissance à l’extérieur par l’intermédiaire des Chanoines qui sont à la tête d’une seigneurie foncière. Le Chapitre perçoit également des redevances de type féodal sur les territoires proches de l’enceinte.

Des maisons spécifiques étaient attribuées aux principaux dignitaires : Le Doyen, Chef du Chapitre;l’Archidiacre, son suppléant ; le Précenteur, maître des traditions, le Chantre, son suppléant ; et le Chamarier, maître de la police et de la voirie, qui détenait les clés des portes et dirigeait les «coponiersé, surveillants chargés de la justice.

A ce titre, il est logique que sa maison soit située près de l’une des plus importantes portes, la Porte-Froc.

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Construite sur d’anciennes fondations, la chamarerie (chambre des finances et des affaires intérieures), restera exclusivement réservée à cette dignité. Encadrée par le groupe épiscopal à l’Est et par la rue Saint Jean à l’Ouest, cette maison est l’une des rares maisons canoniales, pour ne pas dire la seule, encore conservée en élévation et peu perturbée par les aménagements postérieurs à la vente des Biens Nationaux.

Le mur Nord de la maison, le long de la rue de la Bombarde a une épaisseur de 1,20m au rez de chaussée. Cette épaisseur, incongrue pour une habitation, correspond bien à celle du mur d’enceinte qui serait donc conservé dans la maison jusqu’au premier étage.

Mais c’est le Chanoine-Comte François d’Estaing, Chamarier de 1496 à 1529, qui donnera à cette maison l’essentiel de son aspect. Il entreprend probablement la construction des trois corps de logis, qui constituent un ensemble cohérent, et semblent dater de la même époque. Les éléments de décor appartiennent à la fois au style gothique flamboyant et à la Renaissance.

Ses successeurs vont à leur tour apposer leurs marques. C’est sans doute l’un d’entre eux qui a commandé à Philibert Delorme, autour de 1530-1540, le très beau puits et la fontaine qui, après avoir été entreposés au Musée Gadagne, ont retrouvé leur place dans la cour intérieure de la Maison du Chamarier.

Un autre à ouvert une porte dans la muraille en 1564 : un troisième a construit en 1644 un cabinet (dont il ne reste aucune trace) sur la rue Sainte-Croix.

Au XVIIe siècle d’importants travaux sont effectués avec notamment la création d’ouvertures sur la rue de la Bombarde et peut-être le percement de la fenêtre sur la façade du bâtiment sur rue, à mi-étage entre le rez de chaussée et le premier étage.

C’est également fin XVIIe, début XVIIIe siècle que la cuisine est transférée du rez-de-chaussée du bâtiment central au premier étage du bâtiment arrière. L’ancienne cuisine devenant le bûcher, accentuant la fonction de stockage des rez-de-chaussée des trois corps de logis.

Au XVIIIe siècle, des procès verbaux (1773 et 1779) dénombrent une trentaine de pièces et précisent la destination de dix-sept d’entre elles. Le rez-de-chaussée regroupe les «communs», avec la cuisine, le stockage (fenil, bûcher, caves …) et les écuries. L’arrière et le bâtiment en retour pouvant être attribués au logement.

Monsieur Didier Repellin Architecte en Chef des Monuments Historiques présente La Maison du Chamarier

La Maison est transformée en logements populaires par la Révolution Française. Le quartier canonial est démantelé et la maison est divisée par de multiples cloisonnements. Les ouvertures sur la rue Saint Jean datent certainement du XIXe siècle et l’on trouve trace de pâtissiers au 37 rue Saint Jean dès 1891 avec la pâtisserie Laverrière

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Classée parmi les Monuments Historiques en 1943, la maison a été libérée de ses occupants en 1987, à

l’exception du pâtissier.

GUIGNOL de Lyon

« GUIGNOL »

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A Lyon, les habitants de la capitale de la soierie durent au XIIIe siècle, lors du déclin des métiers à tisser, se reconvertir dans de nouvelles professions…

C’est ainsi que Laurent Mourguet endosse l’habit d’arracheur de dents sur les places publiques. Pour dérider ses malheureux patients de leur douleur et pour attirer la clientèle, il monte de distrayants spectacles de poupées de son invention et Guignol est ainsi créé vers 1808.

Guignol

Personnage haut en couleur à la langue bien pendue, ouvrier canut utilisant le parlé lyonnais et des expressions truculents, Guignol dénonce l’injustice sociale en prennant le parti des petites gens.

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Accompagné de Gnafron, un savetier joueur buveur de Beaujolais, et de sa femme, Madelon, Guignol connaît un tel succés qu’abandonnant progressivement le parterre des places publiques, il s’installe avec toute sa troupe dans les cafés puis dans le tout Lyon.

Les décors de son petit théatre sont des lieux typiques de la ville de Lyon comme le café du Soleil sur la place de la trinité dans le quartier Saint Georges.

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Depuis près de 200 ans Guignol n’a de cesse de nous amuser et de jouer les gazettes, il devient l’emblême de la ville de Lyon et des Lyonnais. Aujourd’hui encore, il tient une place privilégiée dans le coeur des Lyonnais et on peut bien sûr le rencontrer rue Saint Jean dans le Vieux Lyon…

Lyon en vidéo
(Extrait de « Des racines et des ailes spécial LYON » du 20 janvier 2010)

Devises et Armes de Lyon:

Dans sa représentation actuelle, on décrira le blason de la ville de Lyon de la sorte : « De gueules au lion d’argent rampant armé et lampassé du même ; au chef d’azur chargé de trois fleurs de lis d’or ».Armes ville de LYON
La ville de Lyon n’a pas de devise. Ce sont souvent les corporations ou institutions lyonnaises qui en usent. Certains auteurs établissent que la devise extraite d’une lettre de Cicéron à Lucius Munatius Plancus, le fondateur de Lyon, serait la devise officielle. Il s’agit de : VIRTVTE DVCE, COMITE FORTVNA, que l’on peut traduire en La vertu pour guide, la fortune pour compagne. Ces mots étaient sculptés sur le fronton de la Loge du change, mais ce n’est pas une preuve pour affirmer que c’est la devise de Lyon. Dans quelques représentations, on a même pu voir une devise peut-être plus connue qui est : Avant ! Avant Lion le melhor !
Nous allons maintenant aborder les représentations qui se sont succédées au cours des siècles.
Depuis l’antiquité, le roi des animaux a toujours joué le rôle principal dans les emblèmes puis les armoiries de la ville de Lyon. Cet animal n’a aucun rapport avec l’ancien nom de la ville : Lugdunum (Lug pour le dieu qui avait pour messager un corbeau et dunum qui signifie la colline), mais peut-être avec le remplacement du nom Lugdunum par Leona au 11e siècle. D’ordinaire, le lion est employé par les peuples comme emblème de la force, du courage, de la vigilance et de la supériorité. Il n’y a qu’un pas à franchir pour voir en lui le souvenir figuré du courage de nos pères, armés pour la défense de leurs libertés. Certains auteurs justifient la présence du lion dans le blason en remontant à Marc-Antoine qui avait choisi cet animal pour symbole. Une médaille gravée en 43 avant JC présente au revers un lion passant avec les lettres LVGV.

La Marquise : Ses bugnes et ses spécialités Lyonnaises


La Cour des Voraces ou la Révolte des Canuts